Mourad Boudjellal et l'OM

L’état financier et sportif de l’OM ne laisse pas le Rugby et surtout Mourad Boudjellal indifférent

« L’OM ne peut pas gagner d’argent ? On m'avait dit ça dans le rugby et j'en gagne, de l'argent. Ce sont des entreprises de spectacle avec des charges et des produits, et ces charges doivent correspondre à des produits. Il ne faut surtout pas se placer dans une logique économique d'un outil industriel classique, car on vend du rêve et ce rêve produit de l'argent (…) Vincent Labrune a des objectifs budgétaires à tenir et il s'y est tenu, mais il n'a pas vu que les charges qu'il allait économiser n'étaient rien par rapport au produit qu'il allait perdre, et c'est ce qui s'est passé. Effectivement, il a économisé sur sa masse salariale, mais il a vu ses droits tv baisser car il était moins bien classé, et aussi sa billetterie et ses produits dérivés. En économisant ces charges, il a donc perdu un énorme chiffre additionnel. Le pari de baisser les charges tout en maintenant le produit n'a pas fonctionné. Labrune est obnubilé par la rigueur budgétaire parce que ce n'est pas son argent, mais le club a besoin d'une gestion beaucoup plus offensive »
Mourad Boudjellal a recruté les meilleurs joueurs du monde (Umaga, Botha, Giteau, Gregan, Merthens, Habana, le grand Wilkinson…) en investissant 7 ME au total.

Mais sans commune mesure avec les tarifs du football.

« Est-ce que je peux reprendre l’OM si je devais quitter le RCT ?
Non, le dossier est un peu gros pour moi.
C'est quand même quelques étages au-dessus du RCT. Au-delà de l'aspect économique, je ne suis pas sûr d'avoir les compétences requises.
Moi, je gère une épicerie, et l'OM, c'est une grande surface !
»,Lucide le Mourad

Le dernier match qu'il a vu remonte à 1998, au stade Vélodrome, pour France-Afrique du Sud.
Allez Mourad, un petit effort, on t'attend au Vélodrome pour voir l'OM, t'es pas loin quand même!
« Si j’étais né à Marseille, peut-être aurais-je été plus attiré par l’OM, qui demeure mon club de coeur. Mais Toulon, pour moi, c’est le rugby, c’est le papa qui amène son fils à Mayol, c’est une passion qui se transmet de génération à génération ».

« Si je devais être président d’un club ? L’OM évidemment ! Même si le défi serait immense, il n’existe pas de batailles impossibles. DE tous les clubs français, l’OM est de loin celui qui a le plus fort potentiel. Quand on voit autant de supporters derrière ce club, à travers les années, avec des bons ou des mauvais résultats, on pend conscience de sa dimension émotionnelle incroyable. Peu de clubs dans le monde ont atteint ce niveau ».