Histoire de la Coupe du Monde 1954

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La cinquième Coupe du monde de football s'est tenue en Suisse du 16 juin au 4 juillet 1954.
L'équipe de Hongrie, appelée le onze d'or, était considérée comme la grande favorite du tournoi.
Effectivement, la formation composée de stars telles Ferenc Puskas, Nándor Hidegkuti, Sándor Kocsis et autres Gyula Grosics était invaincue depuis quatre ans, était championne olympique et venait de battre par deux fois l'équipe anglaise, dont le fameux 6-3 à Wembley.
Mais ils s'inclinèrent en finale contre l'Allemagne.
Le parcours victorieux de l'équipe d'Allemagne a inspiré le film Le Miracle de Berne (2003) de Sönke Wortmann.

Quatre ans après la passion brésilienne du stade Maracana, la Coupe Jules Rimet retrouve l'Europe et un environnement plus feutré, la compétition ayant lieu en Suisse.
Mais que l'on ne s'y trompe guère, un spectacle hallucinant a bien eu lieu sur le terrain.
C'est encore à un vainqueur-surprise, le onze d'Allemagne, que M. Jules Rimet remettra le fameux trophée sous les écluses grandes ouvertes du ciel bernois.

Cette cinquième Coupe du Monde a en effet été organisée en Suisse.
Elle a réuni toute l'élite du football mondial à l'exception des Russes et des Argentins -toujours fidèles, ceux-ci, à leur politique d'absentéisme ! - et aussi des Espagnols et Suédois, éliminés en compétion préliminaire.
Elle a donné lieu à des matches acharnés, passionnats, voire d'une qualité parfois exceptionnelle comme la demi-finale Hongrie-Uruguay.
Il a manqué aux stades helvétiques l'ampleur, la majesté, l'immense concours de peuple des arènes sportives brésiliennes et aussi... le soleil, l'éclatante lumière des ciels sud-américains.
Il a manqué également à la Coupe du Monde 1954, beaucoup plus encore qu'à la précédente -car, en 1950, l'Uruguay figurait tout de même parmi les principaux favoris - de connaître un dénouement logique, conforme aux diverses valeurs en présence.
On a beau faire la part, selon la formule désormais consacrée, des "nobles incertitudes du sport" et admettre que le football leur doit justement sa popularité, son côté captivant : on a beau rendre à cette équipe allemande victorieuse à Berne l'hommage dû à ses mérites et convenir d'une façon parfaitement régulière, on n'arrive pourtant pas à se persuader que la dernière Coupe du Monde a couronné l'authentique champion du moment, voire... l'un de ses suivants immédiats.
Jamais équipe n'avait précédemment réuni dans son jeu autant d'atouts qu'en possédait le onze de Hongrie pour mériter cette consécration suprême :
Ni celle d'Uruguay, quels qu'aient été en 1930, son talent puis vingt ans plus tard son opiniâtreté ; ni encore, quelle qu'ait été la diversité de ses ressources techniques, athlétiques et morales la Squadra Azzurra de 1934 et 1938.
Invaincu depuis mai 1950 (31 matches, 27 victoires, 4 résultats nuls) ayant fait rayonner durant cette période de quatre ans sur tous les terrains d'Europe une classe et un prestige inégalés, l'équipe de Hongrie, grâce à la merveilleuse conjugaison de cinq talents exceptionnels (Bozsik, Kocsis, Hidegkuti, Puskas, Csibor) était en quelque sorte parvenue à atteindre la perfection en matière de football offensif.
Dans ce domaine son style collectif était aussi subtil qu'efficace aussi habile que génial : il constituait une parfaite synthèse entre le football à l'état pur, naturel et instinctif des Sud-Américains auquel il avait emprunté le panache et l'inspiration individuels, et le jeu européen, dont il avait gardé l'esprit de méthode, d'organisation collective et le sens réaliste. Lorsqu'on voyait jouer ces artistes hongrois, c'était mieux qu'un match, c'était un véritable récital de football moderne, dans toute sa plénitude dans sa richesse infinie d'expression.
Cette hégémonie du football mogyar s'étendait donc sur le football européen depuis quatre ans : elle avait atteint son point culminant le 25 novembre 1953, tandis que dans la brume de Wembley, l'incomparable phalange hongroise surclassait, mystifiait le onze d'Angleterre (6-3), succès plus qu'amplement confirmé six mois plus tard à Budapest (7-1).
Il restait aux Bozsik, Puskas, Kocses et autres Hidegkuti à démontrer également leur supériorité sur les meilleurs footballeurs sud-américains : la cinquième compétition mondiale allait leur en donner l'occasion ! on verra plus loin comment ils la saisirent, mais aussi ... à quel prix.
On a évoqué au début de ce récit le processus aussez incohérent de cette Coupe du Monde 1954. Il participait à la fois d'un curieux système de championnat tronqué (chacune des quatre équipes composant les poules huitièmes de finale ne rencontrant que deux des trois autres) et d'un rigoureux système de Coupe à partir des quarts de finale.
Cette formule hybride devait nous valoir quelques situations paradoxales, à commencer par celle de l'Allemagne, écrasée dans son groupe éliminatoire par la Hongrie (8-3) puis, quinze jours plus tard, victorieuse de celle-ci en finale (3-2)
A souligner également le cas de la France et de la Belgique toutes deux éliminées dès les huitièmes de finale après avoir subi une seule défaite... tout comme l'Allemagne.
Nous ne nous attarderons pas ici sur la brève carrière d'une équipe de France très décevante quant à sa tenue sur le terrain, certes, mais dont cet absurde règlement a tout de même escamoté la chance. Désignée avec le Brésil comme tête de série de son groupe éliminatoire, elle fut battue de justess (0-1) par la Yougoslavie avant de vaincre - ô combien péniblement ! - le Mexique (3-2) lui-même précédemment défait par le Brésil (5-0) Une planche de salut aurait pu se présenter aux tricolores sous la forme d'un "repêchage" contre le battu du match Brésil-Yougoslavie.
Las ! Un quart d'heure après leur maigre victoire sur le Mexique à Genève, ils devaient apprendre, la mort dans l'âme, qu'à Lausanne Brésiliens et Yougoslaves venaient de réussir ce match nul (1-1) qui suffisait à leur bonheur respectif, puisqu'il qualifiait les deux équipes pour les quarts de finale (3 points) tandis que l'équipe de France (2 points) allait, sans autre forme de procès, grossir le lot des éliminés : Mexique, Turquie, Corée, Tchécoslovaquie, Ecosse, Italie, et Belgique.
Etaient par contre qualifiés pour les quarts de finale : Brésil et Yougoslavie déjà nommés ; Hongrie, Uruguay et Autriche qui avaient totalisé le maximum de points (4 points) dans leur groupe respectif : l'Angleterre aec 3 points (elle avait été tenue en échec dans sa poule par la Belgique)
Enfin Suisse et Allemagne qui avec 2 points tout comme la France avaient obtenu leur qualification grâce à un "match d'appui" gagné respectivement aux dépens de l'Italie et la Turquie.
Les quarts de finale furent inégaux en qualité technique et spectaculaire. Tandis que le samedi 26 juin à Bâle, les Uruguayens grâce à quelques éclairs de génie du blond Schiaffino, remportaient une victoire méritée mais sans grand panache (4-2) sur un onze d'Angleterre au jeu monocorde et compassé, à Lausanne.
Suisses et Autrichiens se livraient un match pléthorique et pathétique, que l'Autriche enleva finalemetn 7-5 après avoir été minée 0-3 au bout de vingt minutes de jeu...
Le lendemain à Genève l'Allemagne éliminait la Yougoslavie (2-0) Les footballeurs allemands commençaient à montrer le bout de l'oreille : rien de comparable, certes, en pureté, en élégance de style aux Hongrois mais leur attaque sous l'impulsion de Fritz Walter, venait tout de même de marquer neuf buts en deux matches sept aux Turcs deux aux coriaces Yougoslaves ; et leur défense avec le solide pilier Liebrich, semblait avoir trouvé son équilibre. De là à imaginer que l'Allemagne gagnerait la Coupe du Monde une semaine plus tard...
C'est bien pourquoi, ce dimanche 27 juin le monde du football assemblé en Suisse n'a d'yeux que pour le fameux duel Brésil-Hongrie au stade Wankdorf à Berne. Un combat historique, passionnant, et qui menace même de se terminer en véritable émeute.
Forts de leur prestige et sûrs de leur classe, n'ayant fait qu'une bouchée des modestes Coréens (9-0) puis des Allemands (8-3) en matches de groupe, les artistes magyars, en dépit de l'absence de leur capitaine Puskas, blessé à la cheville devant l'Allemagne, entament ce nouveau match sur un rythme de casardas.
En huit minutes ils marquent deux buts(Hideghuti-Kocsis) mais leur supériorité, d'abord éclatante dans le domaine collectif est bientôt remise en question par les Brésiliens qui en valeur individuelle, ne le cèdent en rien à leur réputés rivaux européens, et luttent farouchemenmt pour remonter leur retard : celui-ci réduit en premier lieu par l'arrière Djalma Santos sur penalty est un peu plus tard comblé par un but sensationnel et fulgurant de l'ailier droit Julinho : le plus beau de cette cinquième Coupe du Monde.
Rejoints à la marque, les Hongrois accusent le coup. ils faiblissent. Emportés par leur élan, les Brésiliens s'énervent . Ce match qui met aux prises les deux valeurs les plus authentiques du football mondial 1954 va bientôt tourner à l'orage.
Incidents et combats singuliers se multiplient sur le terrain et l'arbitre anglais Arthur Ellis se voit contraint d'expulser un homme de chaque camps, Bozsik et Nilton Santos...
C'est au milieu de cette ambiance effervescente que les Magyars arrachent la décision (4-2) dans les ultimes minutes, grâce à deux buts réussis par la tête d'or de Sandor Kocses, tandis que l'orage gronde toujours, pour s'allumer à nouveau au sortir du terrain et aux abords des vestiares.
Les Hongrois sont qualifiés pour les demi-finales de la Coupe du Monde. Mais pour éliminer les bouillants Brésiliens, ils ont été contraints de faire appel à leurs ultimes réserves athlétiques et d'influx nerveux. Ces grands artistes, auxquels tant de victoires faciles ont peut-être désappris à souffrir, ont dû se transformer en combattants, passer du rythme d'exhibition - qui fut celui de leurs matches précédents - au rythme de bataille et quelle bataille ! Par celle -ci les voilà marqués pour le reste de la compétition.
Et ils disposent de trois jours seulement pour reprendre force et souffle avant d'affronter les jeudi 30 juin à Lausanne - toujours sans Puskas - la seconde équipe sud-américaine détentrice de la Coupe du Monde.

Là encore et dans un climat fort heureusement plus serein, on a l'impression que l'équipe de Hongrie va s'imposer sans trop de difficulté, puisqu'à une premier but de Csibor (13e) s'en ajoute un second de Hidegkutti deux minutes après le repos.
Cette avance de 2-0 les Magyars la conservent jusqu'à l'entrée d'un dernier quart d'heure pathétique au cours duquel leur brillant gardien Gorsics s'incline à deux reprises sous les coups de boutoir de l'intérieur uruguayen Hohberg, magistralement lancé par Juan Schiaffino.
Tout est donc à refaire. Et à nouveau sera refait par Kocsis -toujours lui et toujours de la tête- qui marquera deux buts deurant la prolongation (111e et 115e minutes) de ce match remarquable, aussi bien par sa tenue technique que par sa qualité émitionnelle.
Ainsi l'équipe de Hongrie, après avoir affirmé depuis plusieurs années sa prédominance en Europe, veint-elle de vaincre coup sur coup les deux représentants les plus qualifiés du football sud-américain. On peut donc parler d'hégémonie totale.
Mais à quel prix celle-ci a-t-elle été forgée... Ceux deux impitoyables matches de Coupe, ces 210 épuisantes minutes de deu livrées en quatre jours devant Brésiliens et Uruguayens dont littéralement vidé les accus de l'équipe prestigieuse. C'est un onze émoussé au terme de son rouleau, à bout de souffle de nerfs et de résistance qui va se présenter à Berne pour la suprême consécration.
Les Allemands marchent alors d'un pas assuré vers la finale, où ils retrouvent leurs victorieux adversaires du premier tour : les Hongrois. Les spectateurs parient que la magie des Magyars opérera une nouvelle fois et, en effet, la Hongrie mène rapidement de deux buts. Invaincue depuis 31 matches, la Hongrie part archi-favorite de la finale de la Coupe du monde 1954.
Sur le terrain boueux de Berne, les Hongrois un adversaire qu'ils avaient battu 8-3 lors de la phase de poule, la RFA. Blessé lors de cette rencontre et longtemps incertain, Puskas fait le forcing pour être dans l'équipe de départ. L'ailier du Real Madrid ouvre la marque (6e), puis les Hongrois doublent la mise par Czibor (8e).
Cueillis à froid, les Allemands réussissent pourtant un incroyable retournement de situation. Après la réduction du score de Morlock (10e), Rahn crucifie la Hongrie en inscrivant un doublé (18e, 84e).
Il est bien aidé par le gardien hongrois, Gyula Grosics, qui glisse sur l'herbe mouillée et offre le match à la Mannschaft. Malgré un nombre incalculable d'occasions, deux tirs sur les montants et un but refusé à Puskas à deux minutes de la fin du match, les Hongrois s'inclinent à la surprise générale face à la RFA, qui remporte en Suisse la première Coupe du monde de son histoire.
Pour les Allemands, cette première victoire en Coupe du Monde de la FIFA devait annoncer d'autres succès, comme l'histoire le démontra plus tard.
Après avoir activement participé à la conquête du titre olympique hongrois en 1952, Sandor Kocsis a marqué la Coupe du monde 1954 de son empreinte. Avec 11 buts au compteur, dont quatre inscrits lors de la victoire historique de son équipe face à la RFA en phase de poules (8-3), l'attaquant des Magyars a enlevé le titre de meilleur réalisateur de la compétition. Il restera cependant le héros malheureux de la finale perdue contre les Allemands de l'Ouest avec une tête renvoyée par la transversale alors que les deux équipes étaient à 2-2. Auteur de 74 buts en 68 sélections, il a notamment disputé la finale de la Coupe des clubs champions du FC Barcelone avec une autre des plus grandes stars de l'équipe hongroise, Czibor.
Helmut Rahn n'était certainement pas le joueur le plus flamboyant d'une attaque allemande qui comptait dans ses rangs une légende comme Fritz Walter. Mais il restera à jamais le joueur qui a offert à la Mannschaft son premier titre de championne du monde. Déjà buteur en quarts de finale face à la Yougoslavie (2-0), Rahn a signé un doublé en finale contre la Hongrie, dont le but de la victoire à la 84e minute.
Sur une action initiée par Schäfer et relayée par Walter, il s'empare du ballon aux abords de la surface, élimine deux défenseurs hongrois par un enchaînement de crochets avant de placer une frappe victorieuse du pied gauche. Malgré plusieurs occasions en fin de match, les Hongrois n'ont jamais pu se remettre de cet exploit de Rahn.
La Coupe du monde 1954 a marqué l'apparition des maillots numérotés.
Pour la première fois dans l'histoire de la Coupe du monde, deux frères ont disputé la finale et ont été sacrés champions du monde en 1954.
Il s'agissait des Allemands de l'Ouest Fritz et Ottmar Walter.
Avec 5,38 buts de moyenne par match, l'édition 1954 restera certainement à jamais la Coupe du monde la plus prolifique de l'histoire. Si la Hongrie a largement contribué à un tel chiffre avec notamment ses deux victoires contre la Corée du Sud (9-0) et la RFA (8-3) lors de la phase de poules, la rencontre la plus riche en buts ne concernait pas les "Magyars". Vainqueurs de la Suisse...7-5, les Autrichiens ont remporté lors du Mondial suisse le match où les filets ont le plus tremblé toutes Coupes du monde confondues.
LA FINALE : RFA - HONGRIE : 3-2
Buts : Morlock (10e), Rahn (18e, 84e) pour la RFA; Puskas (6e), Czibor (8e) pour la Hongrie
RFA : Turek - Posipal, Liebrich, Kohlmeyer - Eckel, Mai - Rahn, Morlock, Ottmar Walter, Fritz Walter (Cap.), Schäfer. (Entraîneur : Sepp Herberger)
HONGRIE : Grosics - Buszansky, Lorant, Lantos - Bozsik, Zakarias - Czibor, Kocsis, Hidegkuti, Puskas (Cap.), Toth J. (Entraîneur : Gusztav Sebes)
LES BLEUS
Désignés tête de série du groupe 1 avec le Brésil, les Français passent complètement à côté de leur entrée dans la compétition en s'inclinant devant la Yougoslavie (1-0) sur un but de Milutinovic au quart d'heure de jeu. Malgré une courte victoire sur le Mexique (3-2), les Tricolores sont éliminés au profit des Yougoslaves, qualifiés avec les Brésiliens. C'est une énorme désillusion pour une génération prometteuse, emmenée notamment par Jean Vincent et Raymond Kopa, qui se montrera bien plus brillante quatre ans plus tard en Suède.
PREMIER TOUR (groupe 1)

16 juin 1954 à Lausanne
YOUGOSLAVIE - FRANCE : 1-0 (1-0)
16 000 spectateurs spectateurs/Arbitre : M. Griffiths (Galles).
But : Milutinovic (14e) pour la Yougoslavie.

YOUGOSLAVIE : Beara - Stankovic, Horvat, Crnkovic, Cajkovski, Boskov, Milutinovic, Mitic, Vukas, Bobek, Zebec.

FRANCE : Remetter - Gianessi, Jonquet, Kaelbel, Penverne, Marcel, Kopa, Glovacki, Strappe, Dereuddre, Vincent.
19 juin 1954 à Genève
FRANCE - MEXIQUE : 3-2 (1-0)
19 000 spectateurs/Arbitre : M. Asensi (Espagne).
Buts : Vincent (19e), Cardenas (46e csc), Kopa (88e s.p.) pour la France. Naranjo (54e), Balcazar (85e).

FRANCE : Remetter - Gianessi, Kaelbel, Marche, Marcel, Mahjoub, Kopa, Dereuddre, Strappe, Ben Tifour, Vincent

MEXIQUE : Carbajal - Lopez, Avalos, Romo, Cardenas, Martinez, Torres, Naranjo, Lamadrid, Balcazar, Arellano
LE SAVIEZ-VOUS ?
- La Coupe du monde 1954 a été la première de l'histoire à être retransmise à la télévision. Huit rencontres de l'édition suisse ont été diffusées sur le petit écran.
- L'édition 1954 a également été marquée par l'application d'un système de têtes de série pour la première fois dans l'histoire de la Coupe du monde. La première phase s'est déroulée avec quatre poules de quatre équipes, dont deux têtes de série désignées avant la compétition selon le classement mondial de l'époque. Ironie de l'histoire, la RFA n'avait pas bénéficié de ce statut et elle demeure aujourd'hui la seule nation non tête de série à avoir remporté la compétition depuis que ce système a été instauré.