OM Olympique de Marseille

2013, Vincent Labrune et les Présidents

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« A la longue c’est fatiguant, gérer un club c’est dur.
Gérer l’OM c’est très dur.
Si en plus les gens passent leur temps à te cartonner…
Dans le football on a le droit de tout dire, d’insulter les gens en attendant qu’ils répondent.
Moi désolé, mais je ne rentrerai pas là-dedans. Ce n’est ni ma culture ni mes valeurs. Là on a un ancien salarié du club qui s’est reconverti en talent littéraire et fait la tournée des popotes et des plateaux.
Et personne ne lui rappelle que ce n’était pas son club, que s’il est parti, c’est qu’il avait peut-être des comptes à rendre… »
Entre Vincent Labrune et Pape Diouf, c'est un match aller-retour.
Ils multiplient les échanges et les attaques par presse interposée.
Le dernier en date est celui de l’actuel président de l’OM, qui s’est expliqué au sujet du publi-communiqué diffusé dans L’Equipe, dimanche.
«Une chronique littéraire humoristique en mettant en exergue la mégalomanie et la mythomanie de son auteur», indique-t-il.

Très échaudé par le livre de Pape Diouf, dans lequel l’ancien président de l’OM dénonce la gestion de l’actuelle équipe dirigeante, Labrune a voulu publier ce communiqué «pour rigoler un peu.»
Lors de sa parution, le livre de Diouf lui est «tombé des mains» tant celui-ci lui a semblé «grotesque et pathétique.»
Pape Diouf n’a pas tardé à réagir:
« Le procédé est abject et ignoble. Tous les points soulevés sont des mensonges, je peux les démonter.
Quand ils parlent de mon salaire, c’est un mensonge, j’ai mes bulletins de salaire pour le démontrer » a-t-il déclaré.

« J’ai toujours été supporter de l’OM. Aujourd’hui, ce n’est pas l’institution OM qui est la cause de tout ça, mais un homme, le président » a-t-il ajouté.
Diouf parle aussi de Bernard Tapie qui a pris en main les destinées de La Provence

«Quand Tapie est arrivé à Marseille en 86, le seul journaliste qui était en opposition à lui, c'était moi. Cette opposition ne s'est jamais démentie. Cela ne nous a pas empêchés d'avoir des relations de courtoisie et je pense, de considération réciproque. Donc je suis à l'aise pour dire aujourd'hui qu'on lui prête des desseins qui ne sont pas les siens»

Quand à Bernard Tapie, il ne remettra les pieds ni en politique, ni à l’Olympique de Marseille.
C’est désormais en tant que patron de presse (La Provence, Nice Matin) que l’ancien président de l’OM s’exprime.
Néanmoins, jamais à court d’arguments, il assure qu’il a un plan pour aider son club de coeur.
« Ça me peine quand je les vois perdre, et quand ils gagnent, je suis fou de bonheur, déclare-t-il . Mais, encore une fois, c’est en tant que patron de presse que j’ai ma petite idée pour les aider. »
Il ne manquait plus que Jean Claude Dassier, successeur de Diouf à la tête de l’OM entre 2009 et 2011, qui va lui aussi faire paraître un livre dans le courant de l’année.

« Pape Diouf doit être ravi d’une telle publicité. J’espère que Labrune me fera le même cadeau lorsque mon livre sortira en septembre. À moins que d’ici là, il ne se décide à respecter sa signature et à reconnaître qu’avec quatre titres en deux ans, je ne méritais pas d’être traité comme il l’a fait », a déclaré l’ancien directeur de l’information de TF1
Pas facile pour Vincent Labrune de garder de la sérénité dans le club.

«Les problèmes financiers sont réglés.
On avait annoncé une année de transition pour rattraper des pertes générées depuis plusieurs exercices. À un moment, il faut quand même regarder la réalité en face. On a connu un accident industriel la saison passée en terminant dixièmes. On s'est retrouvé exsangue financièrement à un point inimaginable.
Notre priorité, c'était de sauver, ni plus ni moins, le club de la faillite. On a finalement fait en huit mois ce que nous avions prévu de faire en deux ans. Mais nous n'avons pas dit non plus que cette stratégie durerait dix ans. Le rattrapage des pertes n'est pas un modèle économique sur le long terme. Cette saison, c'était vital.»


Après tout, quand on aime tant l'OM, il vaut mieux éviter de faire remonter les mauvaises odeurs à la surface, laissons à la direction actuelle la capacité de relancer l'OM après avoir assaini les comptes qui en avaient bien besoin.

Ensuite, l'histoire jugera, ça fait 114 ans que ça dure, on n'est pas à une année près.