26 Novembre 1956 L'OM bat le Racing au Parc 3 à 1

Résumé Saison
26 Novembre 1956 L'OM bat le Racing au Parc 3 à 1 (2 - 0) 14155 Spectateurs
Arbitre Mr Mourat
OM DOMINGO, GRANSART, JOHANSSON, PALLUCH, MARCEL, MOLLA, DURAND, LEONETTI, ANDERSSON, SCOTTI, MERCURIO Entraineur ROBIN
RACING PIVOIS, LELONG, SOSA, GABET, UGORENKO, ALONI, GRILLET, GUILLOT, CISOWSKI, DALLA CIECA, PILLARD Entraineur JORDAN
BUTS ANDERSSON (28' et 70'), MERCURIO (43') CISOWSKI (52')
Le Racing, si brillant devant Honved et à Sochaux , lors de ses deux derniers matches, n'a pu vaincre Marseille (1-3), qui avait pourtant paru bien vulnérable le dimanche précédent, chez lui, contre Lens. C'est qu'il a trouvé devant lui trois adversaires presque irréductibles : le béton de Jean-Jacques Marcel, la sûreté de Domingo et le manque de réussite de Cisowski et de ses camarades à l'attaque. Pour être complet, il faudrait encore ajouter le terrain lourd sur lequel la légère équipe parisienne -voyez Guillot et Pillard, notamment - n'est jamais très à l'aise et... le seigneur Andersson, qui redevint par moments l'irrésistible Andersson des années 1952 et 1953.
Le R.C. Paris peine toujours lorsque son attaque se heurte à une équipe qui bétonne. Or dès le début du match, Marcel est venu se placer délibérément derrière la ligne Gransart-Johansson-Palluch, Scotti est passé demi (sa vraie place) et la ligne d'avants marseillaise fut réduite à quatre unités qui n'avaient pas un rôle défini et se repliaient chacune leur tour pour aller chercher un ballon que Scotti-l'aiguilleur orientait avec précision vers l'homme opérant en retrait.
Il aurait fallu, dimanche, un Mahjoub au Racing, lui seul par sa facilité à s'infiltrer au milieu d'advesaires groupés et à les éliminer les uns après les autres aurait pu créer près des buts les occasions favorables dont aurait certainement profité Cisowski.
Hélas ! Mahjoub blessé, ne se remet que lentement de sa distension des ligaments du genou.
Des occasions de buts, le Racing en eut. Ses avants tentèrent de les exploiter : mais les tirs à bout portant de Cisowski, de Guillot, de Grillet, furent presque tous magistralement arrêtés par un Domingo aux réflexes étonnants. Le gardien marseillais, qui exécuta des arrêts déterminants pour le sort du match, ne concéda qu'un seul but à Cisowski. Le tir de notre avant-centre national l'avait certainement trompé, mais "pour assurer le coup", Pillard lancé à corps perdu, n'hésita pas à gêner Domingo et à commettre une faute sur lui. Il est vrai que cinq minutes plus tard (55'); Domingo sortit précipitamment, du bout des doigts, une balle qui avait peut-être franchi déjà la ligne blanche.
En plus de Domingo, les avants parisien se heurtèrent à la malchance : nombre de leurs essais échouant d'un rien.
Ils dominèrent presque toute la seconde mi-temps pour marquer un seul but, alors que l'O.M. ne poussa que deux contre-attaques : l'une (68') donna son 2e but à Andersson - le 3e à l'O.M. - l'autre (89') qui obligea Pivois à sortir de sa surface et à dégager aux pieds. C'est dire combien des contre-offensives menées par le rude lapin qu'est Andersson, étaient dangereuses.
Le manque de réussite du Racing fut "aidé" par l'arbitre qui fut beaucoup trop tolérant pour les fautes commises par les défenseurs marseillais (crocs-en-jambes, sandwiches, poussées dans le dos) sur la personne de Cisowski dans la surface de réparation.
De toute manière, le R.C. Paris aurait pu faire match nul ; mais il ne méritait pas de gagner.
Ses dirigeants qui, avec Happel, faisaient pratiquer à leur équipe la défense à quatre arrières, auraient pu dire, comme Fernandel, dans les "Rois du sport" :
"Nous sommes victimes de notre invention ! "
Même si le béton n'a pas été véritablement inventé par eux.