OM Olympique de Marseille

1964/1965 Le Red Star et l'OM ne peuvent se départager

27 Septembre 1964 Stade Bauer Saint-Ouen
Red Star et l'OM 0 à 0

Arbitre Mr Lempereur 8777 Spectateurs

OM ESCALE, TASSONE, SEJNERA, MARKIEWICZ, LOPEZ, HODOUL, JULLIEN, BAULU, BORDERE, GUIDDI, PUCCI, Entraineur ZATELLI
RED STAR GUISSEPIN, JECKER, SIMON, POIRIER, MANZANO, NOVARRO, TAILLEPIERRE, ORIOT, GROSCHULSKI, DALLACIECA, MOY, Entraineur AVELLANEDA
Un bon point pour l'OM

Sans aucun doute, l'air de Paris réussit aux Marseillais ; victorieux la saison dernière à Saint-Ouen, ils sont parvenus contre toute attente à tenir le Red Star en échec, obtenant ainsi leur premier point depuis le début de la compétition.
Ils auraient même pu l'emporter, surtout durant le début de la rencontre, sans que l'on songeât à crier au scandale, car l'O.M. dont les jeunes amateurs compensent un évident manque de métier par une activité et une énergie assez spectaculaires, mérite sans doute mieux que la dernière place du classement.
On ne peut dire pourtant que cet attribut de "Lanterne rouge" ait influencé leurs adversaires ; jamais les Audoniens n'ont évolué en "grands seigneurs",c 'était un jour à vide , où la faillite collective de l'attaque fut précipitée par les défaillances de certaines individualités.Nous pensons évidemment à Antoine Della-Cieca qui demeura en dessous de ses possibilités ;
accordons lui les circonstances très atténuantes : après trois semaines d'activité réduite, son entraîneur lui avait d'ailleurs demandé d'être prudent. Moy, quant à lui, souffrit d'une cheville dès le début de la seconde mi-temps, et son absence se fit lourdement sentir, lorsque le Red Star, dans le dernier quart d'heure, se rua enfin à l'assaut.
De toute façon, il n'aurait pas fallu attendre aussi longtemps pour manifester cette conviction...

Car, contrairement à toute attente, c'est l'O.M. qui débuta en trombe, pesant sur la défense locale déconcertée par les assauts de Baulu qui, tout au long de la rencontre, multiplia (parfois trop), les dribbles et les montées balle au pied. L'ex-Stephanois, qui fut en pour-parlers avec le Racing et le Red Star, parvint néanmoins à provoquer quelques regrets chez certains observateurs.
D"autant plus qu'en trois occasions (tout seul devant Guissepin, un tir détourné en corner, un autre tir repoussé et repris par Pucci), il faillit provoquer le premier succès marseillais.

Côté parisien, et le fait est significatif, les essais les plus dangereux émanèrent des défenseurs et demis (coup franc de Simon difficilement détourné par Escale, tir sur le poteau de Jecker, et reprise d'Oriot arrêtée par... l'estomac de Lopez).
Il s'agit donc d'un second coup de semonce pour le Red Star dont l'attaque est restée muette pour la première fois,alors que la défense s'était laissée manoeuvrer par Besançon, il y a deux semaines.
Mais le chemin de la Division I sera jalonné de mauvaises surprises de ce genre, et il lui faut parfaire son apprentissage de leader, pour conserver la confiance d'un public retrouvé (près de neuf mille spectateurs) et... conquis par le talent naissant de quelques amateurs marseillais comme l'élégant Pucci et l'infatigable Hodoul.