OM Olympique de Marseille

1968/1969 L'OM bat Rennes 3 - 2 en 16eme au Parc des Princes

9 Fevrier 1969 Parc des Princes ,
OM bat Rennes 3 à 2 (0 - 1, 2 - 2)

Arbitre Mr Carette 17674 Spectateurs

BUTS BONNEL (54'), MAGNUSSON (65'), JOSEPH (114')LENOIR (15'), TAKAC (74')

OM ESCALE, LOPEZ, HODOUL, ZVUNKA, DJORKAEFF, NOVI, DESTRUMELLE, MAGNUSSON, BONNEL, JOSEPH, FIAWOO (GUENICHE 65') Entraineur ZATELLI
RENNES ROBIN, COSNARD, JADZYK, CEDOLIN, CARDIET, RODIGHIERO, GARCIA, FLOCH, LENOIR, TAKAC, RICO Entraineur PROUFF
Il y avait bien longtemps que Paris, sevré de football, n'avait pas vibré avec autant de ferveur.

On avait refusé du monde, dans le Parc mutilé, pour cet O.M. Rennes qui rassemblait autour de la pelouse d'Auteuil, sous un soleil bienvenu, deux fortes colonies régionales, la Bretonne et la Méridionale qui donnèrent tour à tour de la voix pour encourager les vingt-deux acteurs.
Ceux-ci se livrèrent à fond et durent jouer deux heures pour pouvoir se départager grâce à un but de Joseph - qu'on n'avait vu jusque-là que parce qu'il était malchanceux- quatre minutes avant la fin de la prolongation.

D'entrée le ton avait été donné - outre l'ambiance extraordinaire- par les deux vedettes étrangères : Takac le Yougoslave, pour Rennes, Magnusson le Suédois pour l'O.M.
Il y eut des exploits, de l'imprévu, des rebondissements, de l'angoisse.
Les Bretons prirent l'avantage grâce à leur jeune avant centre Serge Lenoir qui, après un quart d'heure de jeu, marqua sur un centre de Floch, diaboliquement échappé à Djorkaeff.
Forts de cette avance, les Rennais redoublèrent d'ardeur, surtout lorsque Bonnel bien placé pour égaliser, manqua ses tirs, d'abord sur centre de Magnusson et ensuite sur centre de Destrumelle.
C'est alors (31e minute) que Jean-Paul Escale sauva certainemetnt l'O.M., en s'emparant de la balle dans les pieds de Floch sur une action de Takac.
Si les Rennais avaient marqué à ce moment-là, le handicap des Marseillais eût été plus difficile à combler.
D'autant que, toujours au cours de cette première période, un tir soudain et lourd de Rico, l'ailier gauche des Bretons, trouva heureusement sur sa trajectoire un des Marseillais.C'est Bonnel, d'un très joli tir de volée, reprenant un centre de Djorkaeff, qui redonna l'espoir aux Marseillais.

Aussi à leur tour, les Olympiens appuyèrent-ils sur l'accélérateur. Malheureusement, sur une belle action Bonnel-Magnusson-Joseph Fiawoo seul, et qui pouvait marquer, glissa au moment du tir, et cela d'une façon incroyable.
Il venait, semblait-il, de manquer la balle de match.
Heureusement Magnusson, sans doute fatigué d'adresser des centres au cordeau sans résultat, se décida à marquer lui-même et, sur un court centre de Joseph, d'un tir imparable, il donna l'avantage à l'O.M.

Mais huit minutes plus tard, Takac, sur centre de Lenoir -décidément à suivre- remit tout en question.Et tandis que Joseph allait encore manquer une balle de match sur un nouveau centre de Magnusson, le jeune Lenoir, une minute avant la fin du temps normal, "balança" un tir... qui s'écrasa sur la transversale alors qu'Escale paraissait tout surpris. Et ce fut la prolongation.
Gueniche, qui avait remplacé Fiawoo, puis Joseph manquèrent encore des balles de match alors qu'Escale était obligé de détourner du poing un magnifique tir de Takac.
Joseph, une fois encore, manqua un centre de Magnusson.
On se souviendra longtemps de ce match qui, en fait, ne méritait pas de connaître de vaincu, tant les deux équipes se livrèrent avec foi, avec enthousiasme et souvent avec brio.