OM Olympique de Marseille

Rudi Garcia après le début de saison

Rudi Garcia:
«La philosophie qu'on développe depuis huit mois, c'est une équipe qui a la possession, qui repart de derrière, qui a un jeu technique, court, porté vers l'avant, qui marque des buts et qui gagne des matches surtout !
«Dans le schema de jeu, Dimitri Payet n'a jamais été meilleur que lorsqu'il joue à gauche.
À partir du moment où on ne le cloisonne pas, ilse balade,vient faire le jeu.
Il peut aussi changer de côté. Je lui ai confié le brassard car c'est un leader à l'OM et en équipe de France. Ce n'est plus le même Dimitri qu'à Lille. Ils'investit, il parle, il motive les troupes et ça il ne le faisait pas avant, il s'est affirmé.

Nos recrues nous ont apporté, Luiz Gustavo, mais aussi les Français, Payet, Thauvin, Rami, Mandanda, et pourquoi pas Sanson.
Il y a d'excellents joueurs français ailleurs, mais il faut que les miens poussent.
Plus j'aurai d'internationaux, plus je serai content.

Il suffit juste de relever ta tête et bosser. C'est plus difficile à accepter dans la manière, surtout la gifle contre Paris.
Ce match a montré l'écart qu'il y a entre une équipe comme celle-là et la notre.
Finir cinquièmes a été un vrai exploit vu d'où on est partis. Mais cinquième, ce n'est pas la place de l'OM. Je ne suis pas venu là pour finir cinquième.
Je suis là pour qualifier le club en Ligue des champions. Je ne sais pas si ce sera pour cette année, ce n'est pas l'objectif affiché.
Mais l'ambition, c'est celle-là. Je veux ramener l'OM en Cl , gagner des titres.
La dernière fois que l'OM a gagné des titres, c'était avec Didier Deschamps (2009-2012).
On veut faire le mieux possible, mais step by step.
On ne peut proposer que ça.
Les choses peuvent peut-être s'accélérer avec les résultats sportifs mais il faut que les infrastructures suivent et la formation aussi. C'est ce qu'on est en train de faire, cela prend du temps.
Après, la singularité de l'OM, on l'a vue contre Dijon.
La tribune des Winners était suspendue, sinon on faisait guichets fermés pour le premier match de la saison !
L'enthousiasme est là, la passion aussi. Mais il ne faut pas vendre n'importe quoi à nos supporters. On vend du travail, de la sueur, on vend du beau jeu et des buts marqués parce qu'on a envie de voir ça. Mais on ne vend pas qu'on va finir champions. Ce n'est pas pour maintenant.
Ce n'est pas que je manque d'ambition.
Je suis peut-être l'entraîneur le plus ambitieux dans le Championnat de France
Sur le match de Dijon
« On a montré deux visages. On est passés de la nuit au jour, mais il vaut mieux que ce soit dans ce sens-là. Comme souvent la saison dernière, on a joué qu'une mi-temps, mais cela n'a pas été préjudiciable. Dijon s'est montré entreprenant, conquérant, a joué sans complexe. Ils ont su déjouer notre pressing, on a reçu des Dijonnais lancés devant notre défense. Heureusement, on n'a pas concédé de grosses occasions, mais la première période a été 100 % dijonnaise. Heureusement, il y en a eu une deuxième, elle est splendide, elle nous permet de gagner 3-0 et de communier avec notre public.
Craigniez-vous un contrecoup physique après le match de Ligue Europa jeudi dernier ?
«Dijon y est pour beaucoup, mais il y avait aussi le match d'Ostende dans les jambes, il faisait chaud.
On ne se trouve pas d'excuses, mais regardez Bordeaux et Nice, ils n'ont pas gagné trois jours après avoir disputé la Coupe d'Europe. Trois points sur un premier match à domicile, c'est plus qu'important.

Pourquoi Payet est-il sorti à la pause ?
«Alerte aux ischios. C'était déjà un peu le cas avant ta rencontre, il a pris ses responsabilités. Il a été prudent en s'arrêtant à la pause. On avait passé ce deal avec lui. Ce fut un mal pour un bien, Clinton nous a offert de la profondeur, de la vitesse. Sa rentrée a tout changé. Au bout d'une demi-heure, on est aussi passés de notre 4-3-3 fétiche à un 4-2-3-1 qui a permis à Luiz Gustavo de jouer plus haut. Je le trouvais esseulé, dans une position de troisième défenseur central. Lui adjoindre Sanson puis Anguissa a permis aux quatre éléments offensifs de s'exprimer.