l'OM bat Toulouse 3 à 0 au Vélodrome

Résumé Saison
Stade Vélodrome l'OM bat Toulouse 3 à 0 (3 - 0)
Arbitre Mr BONDON
14384 Spectateurs
OM PONCET, GRANSARD, JOHANSSON, MOLLA, MARCEL, SCOTTI, RUSTICHELLI, TIVOLI, ANDERSSON, MERCURIO, PALLUCH Entraineur ROLHION
TOULOUSE ROUSSEL, KACZMAREK, HADDAD, PLEIMELDING, SIMON, CAHUZAC, DANIEL, DEREUDDRE, DI LORETTO, BRODD, SAUNIER Entraineur BIGOT
BUTS ANDERSSON (12'), SCOTTI (18' s.p. et 34')
Nettement battu dimanche à Saint-Etienne, l'OM s'est brillamment retrouvé hier devant Toulouse, remportant une victoire indiscutable et méritée et qui aurait pu être encore beaucoup plus nette.
C'est au cours des 45 premières minutes que l'OM construisit son succès qui ne fit jamais de doute tant son emprise et sa supériorité furent manifestes dès le coup d'envoi.
Cette supériorité se traduisit, à la mi-temps par trois buts, dont un sur penalty et huit corners à un, alors qu'on ne pouvait mettre à l'actif de Toulouse que deux actions vraiment dangereuses, la première enrayée au pied par Poncet devant Brodd (22e minute) et la deuxième terminée par un tir de Dereuddre sur l'arête de la barre horizontale (37e).
Durant ces quarante-cinq premières minutes, les Marseillais, véritablement transformés, et chez lesquels Scotti tenait finalement sa place, imposèrent un rythme rapide à la partie.
Et l'attaque, soutenue par Marcel, une nouvelle fois le joueur le plus en vue sur le terrain, et par Scotti, et bien enlevée par Rustichelli et Andersson, qui prirent à chaque fois le dessus sur Pleimelding et Haddad, créa de multiples soucis à la défense toulousaine.
Celle-ci dut, le plus souvent, parer au plus pressé, pas toujours du reste, d'une façon orthodoxe.
Jean-Jacques Marcel vient de nous quitter Un hommage à ce joueur Flamboyant
La rencontre devait malheureusement dégénérer, juste avant le repos.
Un premier incident se produisit sur une intervention de l'entraîneur Jules Bigot, qui, à la suite d'un choc entre Mercurio et son arrière Kasmarek entra sur le terrain pour menacer à deux reprises l'inter gauche marseillais (42e).
Mais les choses devaient, peu après, s'envenimer à la suite d'un accrochage entre le même Kasmarek et Rustichelli, accrochage qui devait se terminer par un pugilat et l'expulsion des deux joueurs.
La partie était interrompue pendant plus de huit minutes, sous les huées du public.
Que s'était-il donc passé pour que ces deux joueurs en viennent aux mains ?
Sur une action de Rustichelli, jusque là fort brillant, Kasmarek intervenait d'une façon assez douteuse. Rustichelli déséquilibré, et pour marquer sans doute son mécontentement, poussait dans le dos l'arrière toulousain qui répliquait par un coup de poing auquel l'ailier marseillais répondait par un autre coup de poing.
La partie était interrompue et le plus grand désordre régnait alors sur les terrain, mais l'expulsion des deux joueurs devait ramener le calme.
Privé de son attaquant, le plus dangereux, l'OM qui avait fourni les efforts les plus généreux, ralentissait nettement son rythme et n'attaquait plus avec autant de décision, paraissant vouloir vivre sur son avance. Toulouse put alors mieux organiser son jeu et conduisit à son tour la partie, l'OM se contentant de mener quelques contre-attaques trop isolées cependant, mais dont deux faillirent être concluantes, par Andersson (79e) et Marcel (86e).
A l'OM Marcel, Rustichelli, Molla, Andersson, Scotti furent les meilleurs d'un ensemble très volontaire.
A Toulouse aucun joueur ne mérite la citation, mais on peut accorder un accessit à Cahuzac, Di Loretto et à la rigueur, Dereuddre.

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