OM Saint-Etienne 4 - 1

26ème journée Stade VELODROME 8 février 1959
OM SAINT ETIENNE 4-1 (0-1)
Buts TOURE (52'), ALAUZUN (72'), TILLON (79'), LEONETTI (84' s.p.), MITORAJ (24')
Arbitre Mr FAUQUEMBERGHE 11168 Spectateurs
OM TONDA, GRANSART, BOBIK, RAMON, LEONETTI, MOLLA, VESCOVALI, MARCEL, TILLON, ALAUZUN, TOURE
SAINT ETIENNE PHILIPPE, CASSADO, TYLINSKI, WICART, DOMINGO, FERRIER, GOUJON, MITORAJ, NJO-LEA, PEYROCHE, COINCON
L'OM avait misé la carte jeune et jouait dans une nouvelle formation sans Célestin Oliver, Eschmann, ni Farmanian.

Tonda, Bobik, Ramon, Leonetti, Vescovali, Alauzun, Touré apportait une touche de jeunesse et l'expérience fut concluante.

Tillon fut le détonateur l'équipe Olympienne.

Quatre buts furent inscrits par les Marseillais en deuxième mi-temps, leur permettant de conserver l'espoir de se sauver.
Bobik était un jeune Hongrois qui avait quitté son pays et qui jouait dans l'équipe amateur de l'OM.

Il eut sa chance lors de ce match contre Saint-Etienne.
Cette belle victoire, , l'O.M. la doit incontestablement à l'incorporation de jeunes éléments, et à une profonde modification dans la formation de son équipe.
L'O.M, nouvelle formule a donc vaincu et convaincu. Il a fait vibrer, surtout au cours d'une deuxième mi-temps enthousiaste, un public marseillais depuis longtemps privé de spectacle.
Si l'équipe marseillaise, malgré Léonetti, Alauzun, Vescovali ou Ramon se chercha et tàtonna souvent en première mi-temps, elle se retrouva pleinement en seconde et prit carrément la direction de la partie.
Elle ne la làcha plus, sous l'influence de Gransart, omniprésent, et qui fit honneur à ses galons de capitaine, et de la défense.
Harcelés, bousculés, pressés sur leur but par une formation pleine de dynamisme, les Stéphanois furent d'abord rejoints à la marque par un maitre shoot de Touré, puis laissés sur pince par trois autres buts, auxquels auraient pu venir s'en ajouter de nouveaux.
Ayant perdu toute cohésion et tout sang-froid, les joueurs foréziens sombrèrent.
Jean Snella nous avouait :
" Il n'y a pas grand-chose à dire. La victoire de l'OM est indiscutable. Nous avons été battus normalement, sans que nous puissions invoquer une seule excuse. Je m'explique en tout cas difficilement le renversement de situation de la deuxième mi-temps.
Cela provient peut-ètre de ce que l'O.M. a fait le forcing et que nous n'avons pas su nous adapter au rythme imposé.
En tout cas, nous avons été à ce moment-là au-dessous de tout.
Certes, au match aller, l'équipe marseillaise avec ses vedettes n'avait pas mal joué, mais, aujourd'hui, nous avons eu à lutter contre un ensemble, privé de vedettes, mais combien plus dangereux et plus volontaire.
"

Du reste, le résultat est là I
Il est évident que le fait pour les Marseillais d'avoir renoué de façon aussi nette avec le succès va provoquer de nombreux commentaires.
D'ores et déjà, on peut affirmer que si Léonetti, brillant meneur de jeu, Alauzun, Gransart, Marcel, Tillon, Vescovali, Touré et Ramon renouvellent leur exhibition de dimanche, tout n'est pas perdu car l'attaque rénovée a réalisé quatre buts d'excellente facture.